Les entreprises françaises confrontées à une « crise d'identité numérique » à l'approche des échéances fixées par eIDAS 2.0 et l'AMLR
Signicat lance une plateforme unifiée pour faire face à cette transition complexe, les entreprises devant prendre en charge à la fois les nouveaux portefeuilles d'identité numérique de l'UE, FranceConnect et le processus d'identification vidéo déjà conforme aux exigences de l'ACPR.
Les entreprises européennes se préparent à une période de grande complexité opérationnelle, alors que deux réglementations majeures et interdépendantes entreront en vigueur l’année prochaine : eIDAS 2.0, qui introduit les portefeuilles d’identité numérique de l’UE (EUDI Wallets), et le règlement relatif à la lutte contre le blanchiment (AMLR).
Pendant plusieurs années, les entreprises devront prendre en charge à la fois les nouveaux portefeuilles EUDI pour se conformer à la réglementation européenne eIDAS 2.0, ainsi que le système FranceConnect bien établi ou le processus d’identification vidéo approuvé par l’ACPR que des millions de citoyens connaissent, utilisent quotidiennement et en quoi ils ont confiance. Pour y faire face, une approche stratégique et flexible de la gestion de l'identité numérique s'impose. Pour les entreprises opérant en France et sur le continent, cela représente un défi coûteux : mettre en place et maintenir des systèmes parallèles pour la vérification d'identité, l’entrée en relation client et la prévention de la fraude.
Pour remédier à cette fragmentation, la société d’identité numérique Signicat lance aujourd’hui son eID and Wallet Hub. La plateforme de Signicat agit comme un pont stratégique, en consolidant ces obligations. Elle agit comme un point de connexion unique, permettant aux entreprises de vérifier l’identité des utilisateurs via les nouveaux portefeuilles EUDI et via des méthodes traditionnelles, telles que FranceConnect et le processus d’identification vidéo, sans avoir à mettre en place et à gérer des intégrations distinctes. L’eID and Wallet Hub de Signicat traite déjà plus de 500 millions de transactions par an.
« Au cours des trois prochaines années, l’identité numérique en Europe sera un chaos organisé », a déclaré Allard Keuter, directeur de l’authentification et des Wallets chez Signicat. « Les entreprises seront légalement tenues d’accepter un nouveau portefeuille numérique que la plupart de leurs clients ne possèdent pas encore, tout en continuant à prendre en charge les systèmes d’identification existants. Nous avons conçu cette plateforme car tenter de gérer cette fragmentation en interne constituerait une charge technique et financière pour la plupart des entreprises. »
L'une des principales caractéristiques de la plateforme est son infrastructure hybride, qui offre aux entreprises la flexibilité d'obtenir les données requises soit directement depuis le portefeuille de l'utilisateur, soit depuis le vaste réseau de Signicat, composé d'identités électroniques et de sources de données connectées.
« La véritable force du portefeuille réside dans le fait qu'il permet aux utilisateurs de contrôler leurs données. Notre hub est conçu pour répondre à cette réalité. Il permet aux entreprises de demander toutes les données dont elles ont besoin, que l’utilisateur dispose d’un portefeuille ou que les informations s’y trouvent ou non. Cette approche hybride garantit une expérience fluide et permet aux entreprises d’être prêtes pour l’avenir sans perturber leurs services actuels », ajoute Keuter.
Le portefeuille EUDI est une pierre angulaire de la stratégie de la décennie numérique de l’UE, qui concerne plus de 450 millions de citoyens et vise un taux d’adoption de 80 % d’ici 2030. La plateforme de Signicat est conçue pour soutenir cette adoption à grande échelle, en garantissant que les entreprises puissent facilement accepter les nouveaux portefeuilles tout en assurant une prévention robuste de la fraude et la conformité réglementaire grâce à une passerelle unique et gérée.